Thursday, October 04, 2007

It's real !



Une idée, un concept, une réalité. « Get together in Paris ». Pour son 21ème anniversaire, Laura invite la terrible bande de Nott's, qui sévissait dans les endroits les plus dépravés de la ville presque tous les soirs. Faisant fi des frontières, plus d'une quinzaine étaient au rendez-vous à Maisons-Laffite, pour enfin se retrouver et soigner la débauche par la débauche. Certains sont logés à Neuilly chez la R.P. (qui se devait bien d'offrir gîte et couvert à ses petits favoris) et d’autres sous des tentes plantées nonchalemment en banlieue parisienne. Les parents sont absents, open bar et main basse sur le frigo, une excitation pubère retrouvée quant à tous les interdits bravés cette nuit-là. Une fois les bougies soufflées, la langue de Molière cède la priorité à l’anglais et l’espagnol, puis déboulent les inévitables « cheezy songs » qui ont tant raisonné dans nos têtes l’an passé.

Au lever du soleil, un brunch revitalise les corps pour découvrir la capitale. De Notre-Dame jusqu’au quartier latin, en passant par la Sorbonne, le Panthéon et les jardins du Luxembourg, la journée touristique offerte par le « Boulette Crew Paris Tour » rencontre un succès incontestable. Photos et questions fusent. En fin de journée, on déboule sur le Champ de Mars, au milieu des touristes et amoureux en quête de romantisme. Là encore nous festoyons, cubis de rouge sous le coude et les cœurs joyeux s’émerveillent devant chaque illumination de la Dame de Fer... Demain ou après demain, chacun prendra son train, son avion ou son R.E.R. et attendra patiemment la prochaine édition...

Out Now !

Le projet Métis a enfin vu le jour ! Samedi 22 septembre est sorti le premier numéro du magazine, après un an de dur labeur et une campagne de pub solide. L’association n’a fait que s’agrandir entre Bordeaux et Toulouse, et finalement, pas mal de monde s’y intéresse ! RDV sur http://www.espritmetis.com

Sunday, September 16, 2007

Summer Prolingua



L'année se termine... Tout le monde quitte tristement Nottingham, avec pour quelques chanceux l'opportunité d'y revenir pour une année d'études supplémentaire. C'est Prolingua, organisme de séjour linguistique à l'étranger, qui me permettra de remettre les pieds chez les british, au titre de moniteur ! Départ pour Plymouth en Eurostar avec une troupe de 25 ados et une charmante collègue (Marion, étudiante en médecine) pour le premier séjour. Sur place une organisation impeccable, une équipe pédagogique décontract mais très professionelle (sorties en boîte, resto...) et le collège est à une rue de la "plage". Les activités font la joie des enfants comme des moniteurs : Laserquest, Ski centre, piscine... Le mono espagnol, Miguel nous fait partager les joies du "plymouthian jump". Placez vous sur un rocher escarpé et sautez dans l'eau glacée après avoir hurlé un cri viril, comme les jeunes racailles locales (torse poil, tatouages, percings et chaine de vélo autour du cou, la binouze à la main). Les bars du front de mer deviennent nos repères pour les soirées. Deuxième séjour dans la ville du Titanic, à Southampton avec un groupe de 83 troisièmes du Calvados ! Toujours pareil, cours, activités, et soirées avec toujours les mêmes préoccupations : les histoires de coeur éphémères, les maux de tête quand il faut bosser, et l'énergie quand il faut faire des conneries ! Quelques excursions à Londres qui devient de plus en plus la ville de mes rêves... Big up aux collègues de la secte "Becuwe" Agnès, Matthieu et Charlotte.

Saturday, September 08, 2007

My own private Erasmus

Picnic @ Wollaton Park

Parmi les évènements majeurs dont les erasmussiens garderons un souvenir glacé pour certains et sucré pour d'autres, il y a eu le Water-Machmallow Fight, dans l'immense Wollaton Park ! Par une journée ensoleillée, nous dévalisons Pizza Hut et Co-Op avant de gagner le centre du park, où cerfs et bambis en tout genre gambadent en liberté. L'atmosphère plutôt paisible tourne vite au cauchemar quand après le picnic frugal (et quelques bouteilles de vin), certains se baladent bouteille d'eau à la main et font semblant d'en renverser sur ceux qui veulent siester tranquillement au soleil ! En quelques minutes, deux clans se forment, les garçons : supérieurs en nombre et avides de vengeance puis les filles apeurées, hystériques. La hache de guerre ne sera enterrée que tard dans la soirée, autour d'un repas made in Wetherspoon, et de quelques pints, bien méritées !



Cambridge



Ness encore et toujours pour rouler vers Cambridge ! Un air de nostalgie flotte déjà dans l'air, c'est le dernier trip de la saison 06-07, et donc la dernière occasion de se perdre dans les rues d'une ville anglaise à la recherche du -truc à visiter- ou du Starbucks qui offre le plus de chances de voler un mug sans se faire choper. En matinée on tente des incursions dans les collèges et universités à chaque coin de rue, mais sans succès : période d'examen ou interdiction aux touristes, on peut seulement entrevoir quelques pelouses soigneusement entretenues. On se rabat sur une expo assez kitsch, sur les stéréotypes français et anglais en peinture qui ne fait pas l'unanimité. Il faut maintenant se rendre au pique-nique organisé dans un jardin du centre. Là nous attendent saucisses, burgers et donuts. Rassasiés, tout le monde est d'accord pour faire un peu de sport : ballade en pirogue pour admirer la face cachée de Cambridge. A 5 ou a 6, ce n'est pas si facile, que ce soit pour diriger le navire ou calmer les passagères, paniquées par les vagues ou les canards trop curieux. Tout se finit au pub - les gars se reposent et les filles racontent leurs exploits nautiques !




Thursday, August 23, 2007

Dublin

Dernière exportation majeure de nos "little french asses" : la capitale irlandaise ! Des compagnons de route triés sur le volet, notre scandaleuse coloc lituanienne, Rima et son boyfriend (aux heures perdues) Ian. Un trajet tranquille hormis l'aéroport de Dublin en reconstruction (il faut finir le voyage à pied pour aller récupérer ses baguages, pas moins d'une vingtaine de minutes) et déjà quelques gémissements de douleur pour les pieds de Rima, torturés par ses talons hauts. Nous logeons dans l'une des plus grosses auberges de jeunesse de Dublin, à quelques pas du centre-ville. Que dire des irlandais ? Ils ne jurrent que par la Guiness et et les sports violents (l'irlandais lambda est blindé a partir de 18h et a les bras larges comme mes cuisses) Le quartier du Temple Bar rassemble tous les meilleures repères de beuverie de la ville, et se situe tout près du réputé Trinity College : allions études et alcool. Un détour s'imposait par l'usine Guiness, qui retrace les étapes de la fabrication de la fameuse bière. On gruge à l'entrée, pas la peine de payer 10 euros... mais pas de dégustation dans le bar panoramique qui surplombe la ville. Passage devant le mémorial d'Oscar Wilde, natif du coin : une statue de marbre plus vrai que nature ! Le soleil ne s'est montré qu'une fois sur le chemin du retour, pour aller à l'aéroport, sinon c'était pluie non-stop. Morale de l'histoire : toujours avoir sur soi des chaussettes de rechange, ça évite de les faire sécher dans les toilettes d'un resto et de passer pour un psycho !









Monday, July 02, 2007

Un coloc pas comme les autres...

Venu de loin, Lil' Kallol, 34 ans et toutes ses dents, multiplie les espiègleries ! Armé d'un PhD en Chimie, il est venu terminer l'année universitaire à Nottingham, pour un programme de recherche. Le trublion connaissait déjà l'Angleterre et arrivait directement des Etats-Unis... mais son pays d'origine, l'Inde, s'avérait beaucoup plus éloigné de nos standards européens ! La journée ordinaire commence par un raclement de gorge salutaire, qui réveille toute la maison, et se répète tous les quarts d'heure. Les bruits dans la salle de bain n'évoquent aucunement l'utilisation normale des installations sanitaires, au contraire, l'achat d'un sceau pour mélanger eau chaude et eau froide confirme nos peurs (et ses qualités de chercheur en chimie). Vivre seul ? C'est peut-être un peu dur au début, on comprend donc que les factures, le ménage, le linge ne soient pas faciles à gérer. Le problème c'est qu'on commence à s'habituer à être pris en charge ! Malgré les nombreux rappels à l'ordre de l'implacable maîtresse de maison (qui se reconnaîtra), Kallol pose inlassablement les mêmes questions tous les 3 jours... demande en mariage comprise. Après l'invitation à un dîner indien (curry épicé qui arrache, mais so damn good), on donne la réplique française. Le bon rouge passe comme du petit lait, mais on ne peut pas en dire autant du foie gras et du saumon. Pas grave, il badigeonne le tout de sauce curry pour relever un peu, malgré nos mines décomposées ! La routine du 40 Wimbourne a laissé place à l'exotisme, et comme disait la pub Nescafé, "Open Up".

Monday, May 21, 2007

London, baby !




Premier trip après les essays : Londres ! Trois jours pour faire le tour de la capitale et reposer les neurones (usés par le stress et la fatigue vous l'aurez compris). Option bus National Express pour s'y rendre, et réservation d'hôtel bon marché sur Hostelworld.com, dans le quartier de la gare de King's Cross. Séjour de rêve annoncé, et péripéties au rendez-vous...




Arrivée à Victoria Station, objectif hôtel, à l'autre bout de la ville ! Premiers repérages, analyse du système de transport (assez complexe entre les lignes de différentes couleurs qui bifurquent, les zones délimitées) Non sans peine arrivés, découverte de la chambre dans notre hôtel zéro-étoiles : Une télé posée sur un frigo (bruyant à l'extérieur, moisi à l'intérieur), un grand lit au sommier fatigué (il tient grâce à un pot de peinture et quelques planches de bois empilées) et trônant juste en face, le carré de douche, à la porte vitrée, dénuée de toute intimité ! Mais toujours prévoyants, nous avions pris DEUX serviettes ! Le placard abrite une friteuse (en cas de petit creux ?) et la table de chevet cache un emballage de capote. Effectivement, on a déjà vu plus classe ! Comment ne pas éclater de rire devant notre hôte indien soucieux de satisfaire sa clientèle ? Remis des émotions, nous partons errer dans les rues de Londres, aidés de notre sens de l'orientation assez misérable. British Museum en premier : statues décapitées, momies édentées et restes antiques se côtoient dans ce bâtiment sobre et spacieux. Achat d'une carte détaillée du centre-ville pour une visite plus efficace, et d'un caleçon aux couleurs du drapeau anglais pour un style plus national. Déambulation dans Soho, quartier excentrique et branché regorgeant de boutiques farfelues et parfois lubriques (agréées LGBT) jusqu'à Piccadilly Circus où on reste scotchés devant les panneaux vidéos publicitaires. On y vante Mc Do / Sanyo / TDK et j'en passe. Devant l'acharnement d'une jeune fille atteinte du syndrome de Peter Pan, je me résigne à visiter Hamley's, le plus grand magasin de jouets du monde. Plusieurs étages thématiques, tout jouet célèbre a ici sa réplique en taille pachydermique : de l'ours en peluche basique à Spiderman, ainsi que Furby et Hello Kitty, le plus sympathique restant le Playmobile Pirate ! La faim ayant gagné les estomacs, soirée au Wetherspoon; le Burger se fait attendre plus d'une heure pour cause d'un serveur débordé, et surtout peu attentif à ses commandes. Après avoir cherché vainement un arrêt de bus, on rentre à pied - exténués.




Deuxième jour aussi pluvieux que le précédent, mais la motivation n'a pas faiblit! Il faut maintenant s'attaquer aux immanquables. On commence par une longue marche jusqu'au palais de Buckingham, en passant par le Covent Market et l'opéra. Une fois arrivé, nous nous mêlons à la foule pour attendre la relève de la garde. Pas moyen de déterminer le début et la fin, quelques gardes à cheval d'abord, puis une fanfare organisée passe les portes du palais : tradition quand tu nous tiens ! S'en suivent l'Abbey de Westminster, Big Ben. Vers midi le portefeuille de Charlotte n'est pas dans son sac, à l'hôtel peut-être ? Encore des musées : Tate Britain et Tate Modern (reliés par le ferry sur la Tamise) Ma carte anglaise est rejetée à un distributeur. Il nous reste deux pounds. Faim - soif - fatigués. Nous traversons le quartier des affaires à l'heure de la débauche. Pour marcher plus vite, tous ont chaussé des baskets malgré le costard ou le tailleur chic. Retour à la chambre d'hôtel : le portefeuille n'est pas là, le lecteur mp3 non plus. Impossible de savoir quand quelqu'un a pu glisser la main dans le sac! Évaluation des pertes et dégâts puis passage au commissariat du quartier pour déclarer le vol. Flic décontract' qui chante du Take That et se fait mal tout seul en se cognant dans son bureau. Le dîner consistera en quelques sandwichs Tesco dans un parc, où un clodo nous offre des paquets de chips sans raison particulière. Shower & Bed.




Enfin réveillés par le soleil (cette fois), il faut se dépêcher de remettre la chambre dans le désordre initial avant de s'en aller. Stratégie métro pour ménager les pieds, et gagner des endroits plus éloignés. On traverse plusieurs grands parcs, bien entretenus et rappelant que malgré la folie de la ville, quelques brins d'herbes peuvent remettre les pieds sur terre. Je sympathise avec un écureuil. A Harrod's, les articles les plus banals sont disponibles uniquement en version "de luxe" pour justifier les prix effarants. Mémorial dédié à "l'amour qui unissait Diana et Dodi" trônant au pied d'un escalator. Étrange ! On a bien piqué, sans passer à la suite, au pied d'une église. Le marché aux puces de Portobello (Notting Hill) aucune porte bleue en vue, et encore moins de Hugh. Les deux musées de la journée sont le Victoria & Albert et le National Gallery. Toiles de maîtres et oeuvres bizarroïdes comme toujours. Un pickpocket se fait accroché dans le café où nous faisons une pause "Call the police !" - lol. Le bus pour Nottingham a une demi-heure de retard, à l'arrivée un périmètre de sécurité nous empêche de sortir de la station: une forme suspecte gît sous un draps ! C'est sûr, le repos sera bien mérité.



Saturday, May 19, 2007

Facebook (Story of an addiction)

La LOL generation a trouvé son nouveau jouet : Facebook ! Un réseau d'amis à première vue ? C'est plus complexe que ça. On se poke à tout va, publie des photos compromettantes pour témoigner aux absents des idyles éphémères ou des vomitos multicolores... Qui n'a pas ressenti au réveil, le lendemain d'une soirée terminée en black-out, l'angoisse du tag de trop, qui pourrait faire basculer toute une réputation ? Eh oui, il en faut peu pour que le drame se transforme en tragédie ! Dans un registre plus soft, les wall permettent d'exprimer des sentiments ou les bons plans du moments. C'est aussi ici que se créent les évènements et qu'on invite les gens à y participer. Les profils en disent un peu plus sur les personnalités et le célèbre "is no longer listed as in a relationship" permet à chacun de prendre acte de la récente rupture d'un membre de la "communauté", le renvoyant aussitôt sur le marché des coeurs à prendre. On n'arrête pas le progrès ! Amis erasmussiens, à nous d'étendre la contamination dans nos pays d'origines...

La minute pédagogique

Non, Erasmus n'est pas une bulle déconnectée du monde réel où toute notion de travail et de sérieux aurait disparu, comme certains pourraient le penser ! Il faut bien constater le revers de la paillette... A la fin du semestre, pendant que certains travaillent d'arrache pied sur leurs futurs exams, d'autres ne récoltent que quelques (symboliques) essais à rédiger. 7 pages, marges en haut, en bas, à gauche et à droite de 2,5 cm, police Verdana, taille 10. De biens maigres indications pour nos cerveaux conditionnés à la rédaction de dissertations rigoureusement construites ! Ici, la méthode "freestyle" peut porter ses fruits. L'expression des pensées est libre et même encouragée par la mention "Discuss" ou "Critically assess" qui accompagne chaque sujet. Quel bonheur de pouvoir enfin percevoir les matières juridiques de manière critique, sans avoir à ingurgiter des tonnes de bouquins qui seront quoiqu'il arrive vite oubliés. De la réforme sur le viol à l'enlèvement d'enfants en passant par la citoyenneté européenne, on passe en revue les sujets les plus controversés du programme. On retouche la bibliographie et rajoute des notes de bas de page pour faire bonne impression. Résultats en Juin.