Friday, November 05, 2010

Canberra

Un peu d'histoire d'abord : soucieux de posséder une capitale digne de ce nom tout en évitant d'attiser la rivalité des deux géants de la côte est (Sydney et Melbourne), le pouvoir opta pour une option pacifique : la construction entre les deux d'une nouvelle ville. Ainsi fut fait, à coup de grands tracés géométriques. Cent ans plus tard, nous voici projetés Stéphane, Sofiane et moi-même dans un bus Greyhound (compagnie très abordable, bébé hurlant à l'arrière et film d'horreur passionnant à l'avant) pour aller découvrir la source de ce patriotisme étonnant. Sans même s'en rendre compte, on explore déjà le cœur de la ville. Et pourtant rien n'y ressemble. Quelques bâtiments imposants bordent de longues avenues, la verdure se répand abondamment de tous les côtés. Stéphane avait prévenu, on surnomme l'endroit "le village vert"... Où sont les voitures qui klaxonnent, la pollution, et surtout... les gens stressés ? Pour un centre de capitale, on y respire bien trop d'air frais ! Entamons la route à pied, vers l'autre rive et ses monuments. Sous la chaleur ardente, difficile pour Stéphane de résister à une leçon d'effeuillage à la française en trois actes :
1- choisir un emplacement où l'on se sent à l'aise,
2 - débuter le strip sous les yeux de deux innocentes,
3 - s'assurer d'un final grandiose avec le passage du bus.

Les rives du lac artificiel Griffin apaisent les ardeurs, et saluent la mémoire d'un australien célèbre année après année. Derrière, s'alignent les bâtiments solennels : galerie d'art moderne, bibliothèque nationale, Haute Cour d'Australie, ancien Parlement et juste derrière le tout nouveau Parlement. Tout cela contenu parfaitement dans un trou de serrure, comme l'indique le plan. Les impératifs administratifs ont été répartis ici, entre des jardins taillés de près ("le village vert" je rappelle...). Point de tram ou de métro pour entacher l'utopie urbaine, les locaux prennent le vélo (ou le voilier... lac artificiel aidant).

Passage obligatoire au Dickson Backpacker : quatre murs, deux lits superposés, deux casiers et une chaise. La clientèle n'est pas très variée, essentiellement des ouvriers asiatiques ou irlandais de passage. D'ailleurs, les chaussures infectieuses jonchent les couloirs, et l'on suivra le conseil de notre hôtesse qui déconseille les douches entre 6h et 8h, pour s'épargner des scènes glauques. La nuit à Canberra n'est pas festive... Attablés à un bar du centre, pression à la main, Dan demande du feu puis tape l'incruste, un art qu'il doit bien souvent pratiquer. Il raconte son parcours à Canberra : débarqué pour pourvoir un poste d'analyste, il démissionne cinq ans plus tard car son gros salaire ne lui suffisait pas, il voulait "vivre". Il quitte son appartement, achète un van dans lequel il vit et parcourt les chantiers. "Je me fais la même paie qu'avant, sauf que je profite des saisons au ski, et surtout je bosse en plein air et quand je veux !"... il connaît bien l'endroit où nous logeons, le Dickson "Passez le bonjour à Deb". Le monde est petit... enfin surtout cette ville. Retour à la caserne pour la nuit, pieds martyrisés.

Le lendemain commence par un petit déjeuner anti-diététique sur une place banlieusarde. Encore un type qui approche, celui-ci paraît sobre mais arbore une coiffe de pharaon d'Égypte absolument irrationnelle, peut-être pas si sobre finalement... Lui aussi trompe l'ennui en abordant les nouvelles têtes, autant dire que les trois frenchies à sac à dos sont particulièrement attractifs. "Vous êtes français ? Que venez vous faire à Canberra ? Vous allez vous ennuyer...". La légende se confirme, on a voulu faire une ville parfaite, fonctionnelle et fonctionnaire, taux de chômage quasiment nul, niveau de vie élevé, mais tout le monde tourne en rond. Finissons tout de même le programme dignement : War Memorial, détour par l'université, puis casse-croûte sur berge au pied du National Museum. La fatigue aidant, on prend le premier bus qui nous mène 40 minutes plus tard dans une ville voisine, oups... Retour à temps au centre, l'orage éclate et l'on se réfugie dans le mall en attendant le trajet retour. Plus tard, ma colocataire Monica m'apprend deux choses à propos de Canberra, c'est le plus fort taux de suicide en Australie, idem pour les accidents de voiture, la faute aux routes trop droites dit-on, mais visuellement plaisantes.

Wednesday, November 03, 2010

Just grow it !

Si j'adopte parfois un ton grinçant pour décrire ce nouveau monde qui m'entoure, ce post fera l'exception. Aucun zeste d'ironie cette fois, ni soupçon d'arrogance. Il existe en Australie un vrai sentiment d'altruisme. Toute cause est fièrement défendue et tout le monde s'y plie plutôt bien, et même régulièrement au long de l'année. On connaît surtout les ravages du cancer du sein, on lutte d'ailleurs modestement en s'épinglant un ruban rose à la chemise. Toutefois depuis peu, le sexe fort à créé son propre événement, Movember. Le concept est simple : à partir du 1er novembre, on se laisse pousser la moustache en signe de protestation. Contre quoi ? Le cancer de la prostate ! Car les hommes aussi souffrent et ils ont gardé le silence trop longtemps... Disons que chaque moustache croisée dans la rue rappelle quel mois on est, et qu'il est temps de faire un don. Equilibre rétabli ainsi que sex-appeal.

Tuesday, September 07, 2010

Hunter Valley

A défaut de boire du sang, les nighshifters ont bu du vin ! Et cela grâce à Nathan qui a usé de ses super-pouvoirs hiérarchiques pour obtenir approbation du corporate, kidnappé 13 vampires multilingues usés par leur vie professionnelle nocturne et calibré un week-end au coeur de la Hunter Valley. Au Resort perdu dans les vignes, les australiens raffinés se détendent dans un cadre idyllique, tout comme les touristes (les vrais, pas les jeunes sacs-à-dos aux vêtements usés). D'ailleurs à l'arrivée, on nous explique comment l'on fabrique le vin, avec quel type de sol, quel climat, quelles sont les étapes de production, avec le moût de raisin qui dégouline sans arrêt... une séance pédagogique qui justifie le séjour ? Pas moins que l'absorption continue de substances alcooliques.




Et quand en comité réduit, on décide de s'aventurer dans les environs, avec pour seul repère une carte dessinée à main levée par une américaine aventureuse, on finit rapidement hors des chemins conventionnels qu'il aurait mieux valu emprunter. Passés les râlements, il faut bien admettre quelques découvertes intéressantes comme des vaches peu habituées à la présence humaine, un serpent (gris, donc peut-être moins dangereux... non ?), des meutes de kangourous qui se dressent sur leurs pattes arrières pour fixer du regard ces étrangers qui violent leur savane et même un émeu (autruche version maléfique) reléguée au rang de chien de garde. Quand on retrouve le bitume, l'objectif principal se recentre sur les dégustations et l'ardente recherche d'un propriétaire déterminé à nous délecter de ses productions. Et comme à la Hunter, les routes sont toutes bordées de vignes entretenues, qui présagent des domaines imminents, le premier panneau "Wine Tasting" à toute heure ne tarde pas à apparaître... Les randonneurs improvisés profitent enfin des meilleurs crus - crakers et cheddar en prime - et repartent sans scrupules avec plusieurs bouteilles à chaque fois.




Le teint hâlé et les jambes fatiguées au bout de 15km, de retour au point de départ, on découvre qu'une noce est célébrée à l'excès par des australiens en jean et en jupe fendue. De tous les côtés ça débarque en coupé sport, fusent les rires gras, les démonstrations d'affection à la limite de l'obscénité, sous des flots de bière et de vin. Encore une occasion d'observer un mode de vie inconnu de notre système de valeurs. On se retrouve à nouveau tous réunis en attendant le départ, et l'on compare nos butins - Sémillon, Shiraz, Sauvignon, Pinot Noir - avant d'assister à une dernière dégustation en toute hâte, dispensée par un sommelier que je suspecte adepte du binge drinking bien plus que fin palais...

Wednesday, September 01, 2010

Un rafraîchissement...


... qui laissait présager le pire : des piranhas affamés libérés des entrailles d'un lac par un tremblement de terre, à l'assaut d'une armée d'étudiants américains venus abandonner corps et esprit pour le célèbre Spring Break. Finalement, ce remake tridimensionnel se révèle être un cocktail sanguin bien au delà des attentes, dans le registre de l'humour noir. Les clichés du slasher se bousculent, à outrance, lorsqu'une flic trop sexy pour être vraie flaire le danger, et s'époumone à prévenir le flot de païens qui se déverse sur le lac : parachute ascensionnel, bateaux, bouées, plongeoirs... On ne peut qu'imaginer l'ampleur du massacre, qui surviendra sans tarder, et offrira une interminable scène gore généralisée. Même un réalisateur porno capricieux et son équipe de naïades connaîtrons le châtiment suprême - éviscération, démembrement, éclaboussures et convulsions - comme pour payer le prix de leur immoralité ? Ce crime commis par le français Alexandre Aja, habitué des boucheries organisées à gros budget, provoque la nausée mais fait doucement rire. Salvateur pour son auteur, jouissif pour son public !


Monday, August 23, 2010

Kino Effect

"Who needs Cannes when there is Kino ?" apparaît sur fond bleu, lumière tamisée, un remix inconnu raisonne... ça sent le vent de rébellion artistique. C'est l'heure de la messe mensuelle Kino, célébrée par la communauté "alternative" de Sydney. Jeunes, vieux, poètes, musiciens, mais surtout, cinéphiles sont venus reformer le public éphémère comme à l'accoutumée, dans une rue sombre derrière la gare centrale. Le hangar désaffecté a été réhabilité par la mafia underground, en slim et pull vintage. Le principe est simple : créer un film de moins de dix minutes, spécialement pour l'occasion, diffusé en avant-première et incluant le numéro de la session. Je me sers un vin chaud, attrape à la volée une part de pizza pendant que mes amis monopolisent les coussins jetés sur le sol devant l'écran. Lever de rideau sur les productions drôles / pathétiques / engagées / scatologiques d'inconnus en mal de reconnaissance. L'intermède musical live marque la pause. "Challeeenge" hurle le public pour remettre dans le droit chemin le participant déviant qui aura trahi une règle sacrée - il devra fabriquer un autre film sous contrainte thématique : accent britannique sur mars ou complainte érotique de l'homme barbu. Un peu à l'image de cette société, du fun toujours, des émotions encadrées, des sourires d'usage, dans un temps imparti qui ne sera pas dépassé. Sans surprise, cette soirée, comme les précédentes, est née sur Facebook, a vécu sur Twitter et demeurera sur Youtube.

Sunday, August 22, 2010

Port Stephens

Parking de Coles bondé, sacs de couchage, couvertures, matelas, GPS, vivres, bières et rhum : parés pour le départ. Le 4x4 de Damien emporte fièrement les insurgés d'ITS contents de passer un week-end hors de LA ville. Car l'Australie on la veut déserte, paradisiaque, naturelle, sauvage. Marre des buildings, du train, des horaires et du travail ! Port Stephens à trois heures de route au nord nous attend, et avec du soleil on l'espère ! Le paysage australien se dessine autour de nous, freeway interminable, vastes étendues d'eau et forêts impraticables. On stoppe à mi-chemin pour refixer la bâche rebelle sur la galerie, et casser la croûte. Il fait déjà nuit. Nous arrivons au camping Birubi, silencieux (basse saison), et l'hôtesse rouvre le bureau. Elle a une voix grave et un pull rose tâché à la sauce barbecue mais son accueil est impeccable, on ira où l'on voudra sur le terrain et elle nous aidera pour notre programme éclair du lendemain, cool ! On s'attaque joyeusement au montage de tente qui se solde par une déchirure fatidique... La cuisine barricadée nous abrite, musique à fond, barbecue (traditionnel), mojitos... let's get wasted, and fast - jusqu'au rappel a l'ordre courtois du présupposé gardien des lieux. Après une remise en état, on s'échoue sur la plage déserte / air frais / solitude / et les masques tombent, les histoires de la honte dévoilées.



Nuit sans encombre sur le camp des roms. Après une douche rapide (20cts = 3 minutes d'eau chaude, quand ça fonctionne), sécurisation des tentes et réorganisation stratégique du coffre, on réserve la sortie en mer puis on file à Port Stephens où l'on englouti un "breakie" hyper calorique (quitte à nourrir les poissons après). Arrivés en rush sur le bateau, le capitaine breton nous raconte que les baleines passent près des côtes à cette période de l'année et qu'il ne sera pas difficile de les voir se donner en spectacle. Pas de chance... si l'on a pu admirer les superbes plages du coin, aucune baleine n'a décidé de migrer ce jour là , hormis une mystérieuse ombre démesurée qui fit son apparition quelques secondes (alors qu'une bonne dizaine étaient là la veille...). Les dauphins sauvèrent la mises en tournoyant autour du bateau. Tant pis, nous reviendrons car le prochain trip est offert !



Allons tester maintenant les prouesses du monstre sur la plage de 40 km, après achat du permis "beach driving" ! Le sahara australien est troublant de ressemblance, donne des envies de surf des sables. Alors que le crépuscule menace, on s'arrête face à l'épave qui hante la plage pour prendre quelques photos. On rembarque dans le véhicule, puis... plus rien. Plus de contact, plus d'électricité. Que faire ? Marrée montante, soleil noyé, les vagues dans les chevilles... on pousse ! Rien... Appel de détresse : seule solution proposée, un sauvetage à 350$ ! (terrible malédiction de l'épave ?) Au bout d'une vingtaine de minutes, la lumière se rallume. On grimpe, ça redémarre, miracle ! On roule au pas jusqu'à retrouver la route, soulagement... f*ck le sauveteur australien. Sous les étoiles on regagne les habitations de fortune, on se soigne à la bière et au vin pour s'endormir paisiblement.






Deuxième réveil au son des oiseaux rares, et il faut déjà tout replier pour partir. Précipitation sur le deuxième breakie du séjour (toujours plus d'huile) avec vue sur Anna Bay, eaux translucides et calme plat en cette période de l'année. Les arrêts à quelques spots sont indiscutables, jusqu'au view point le plus haut de la région, qui offre une vue panoramique sur les contours naturels du coin. Sur la route, tous les yeux sont rivés sur les arbres car les koalas y ont élu domicile. La radio débite les news, la présentatrice annonce sereinement qu'un surfeur s'est fait (mortellement) croquer sur la west-coast par un grand blanc, sans plus d'émotion. C'est le quotidien australien : l'homme, la nature, la fatalité. Il faut se dépêcher à Sydney pour le premier travailleur de la troupe, qui reprend du service à 15h.





Tuesday, August 17, 2010

849 George Street... ciao !

Elise - Greg
Simone - Carli - Marilyn
Emilien - Esli - Alejandro

Monday, July 26, 2010

Obsession

Il y a quelques semaines, quatre affamés de culture que nous sommes (Alice, Damien, Emilien et moi-même) nous ruèrent sur les places de "Cuisines et dépendances", une pièce de théâtre en français et sous-titrée en anglais, au French Sydney Theatre. Je passerais les détails sur les "effets spéciaux" prévus pour permettre aux curieux sydneysiders de goûter à l'humour caractériel de Jaoui et de Bacri, une coordination bien maladroite qui rajoutait du défi à une troupe d'amateurs déjà bancale. Pas de quoi se plaindre pour une soirée d'automne austral qui sort de l'ordinaire, si loin de nos repères francophones. Ce soir là, nous repartîmes en ignorant deux choses : la prémonition du titre de la pièce, et ce qu'il adviendrait des quatre cartes laissées au fond d'un bocal, coordonnées dévoilées, au prétexte d'un tirage au sort...


Deux semaines après, un mail attire mon attention "Congratulations... you've won !". Encore un junk mail ! A tout hasard, j'ouvre... Je venais de gagner le deuxième prix, un voucher de 200$ dans un restaurant français "Tastevin". Enfin une bonne bouffe ! Dans l'heure qui suit, mes trois comparses sont mis au courant et je confirme la réservation pour la semaine suivante. L'événement est sur toutes les lèvres, l'excitation à son comble. Il est plus facile de savourer son cheddar quotidien, sa tranche de bacon blafarde ou boire son jus de café infâme quand on sait que le temps d'un repas, à une heure décente, on dégustera une entrée, un plat, un dessert, dans cet ordre, accompagné de bon vin... tellement fou, tellement inespéré ! (j'exagère à peine) L'heure venue nous voilà attablés, plus nombreux que prévu mais pas moins affamés. Le menu, la carte des vins. L'apéro. La recommandation ? le saucisson de Jean-marc, "Who the hell is Jean-Marc ?" He is... THE saucisson maker of Sydney ! Une célébrité ! Comment ça il n'y en a plus ce soir ? Difficile de calmer Damien... et le regard amer d'Alice. L'apaisement revient grâce aux gnocchis à la parisienne et à la corbeille de pain (qui prendra cher jusqu'au dessert). Cette mise en bouche de haute volée ne fait qu'introduire un repas de premier choix : foisonnent les eye grained filets, sole intégrale cuisinée, crèmes brulées, tartelettes au chocolat comme celles de maman... L'arrivée de chaque nouveau plat marque le retour du silence dans la salle, pour une courte durée. Du rouge, du blanc, du sec, du liquoreux ! Tous les gourmets aux tables voisines ne réalisent pas ce qui se passe, indescriptible... avez-vous déjà imaginé le premier repas de Robinson Crusoé au retour de son exil, ou pour une référence plus contemporaine, le premier festin des finalistes de Koh Lanta à leur retour en métropole ? Le restaurateur parisien, alerté par le barouf, nous prend sous son aile et ajoute à l'euphorie en payant sa bouteille... Tard nous partons, repus.


Les jours qui suivirent furent teintés de mélancolie. Alice essaya de nous divertir à coup de gâteaux aux chocolat fondants, de cheesecake expérimentaux plus crémeux / sucrés / nourrissants les uns que les autres "Ne laisse pas cette part de cheesecake, elle pourrait nourrir tout un village en Afrique !" clamèrent certains.... cela ne suffisait pas. L'expérience devait être renouvelée. Alice fut la première à réunir nos quatre estomacs pour concocter officiellement un dîner presque parfait, en territoire conquis, armée d'un Rice Cooker et de trois blocs de Philadelphia. L'idée naquit. Retrouvons-nous, partageons, échangeons autour de bon mets. Elodie remet le couvert, dans son appartement underground quoique roof-top sur Elizabeth Street. Repas brésilien très réussi à base de fruits de mer et agrémenté d'un side-dish inconnu. Le résultat est le même, bien mangé, bien bu, peau du ventre bien tendue. Nous nous sentons chaque fois un peu plus proches des héros de l'émission la plus regardée d'Australie, Masterchef, réalisée comme un épisode des experts version casseroles et télé-réalité. Remède au complexe gastronomique du continent oublié ? Damien se porte volontaire pour la prochaine édition, après avoir gentiment congédié son coloc. Encore une fois, explosion des papilles avec des noix de saint-jacques suivies d'un filet mignon-pumpkin-spinash. C'est une pizza au nutella et un homemade crumble qui viennent clôturer les hostilités et nous pensons à notre initiatrice, retenue au Vietnâm. Il ne reste plus qu'Emilien et moi pour achever la prophétie dans les jours qui viennent. Parfois encore, sortis du rêve, à la fin d'une longue journée ou dans la précipitation, que l'estomac ronronne, abandonnés au matraquage visuel fast-foodien intempestif, on cède... retour chez le double maléfique de Burger King, le bien nommé "Hungry Jack's"

Saturday, May 08, 2010

Good Old 60's